Archives de catégorie : Mot du Maire

Prévoir l’avenir

Si, la science de lire dans la boule de cristal appartient aux illusionnistes auxquels parfois le hasard donne raison à leurs prémonitions, par contre, tracer le cadre de vie de ce que devrait devenir notre village durant les dix prochaines années et peut-être plus, relève de la responsabilité des élus du moment, qui se doivent de façonner l’avenir.

Cette projection dans le futur interdit l’immobilisme et doit se situer dans une évolution sage, modérée et adaptée de nature à conserver, tout en les aménageant, les grandes caractéristiques de notre commune.

La proximité de la capitale est de nature à rendre notre oasis chaque jour plus attractif donc vulnérable.

A l’évidence, un Plan Local d’Urbanisme laxiste, l’implantation d’un assainissement collectif (tout à l’égout) l’installation d’un réseau de gaz, la création d’une zone industrielle ou artisanale, l’autorisation de logements collectifs, une desserte fréquente à destination des gares les plus proches et que sais-je encore… seraient propices à fragiliser l’équilibre auquel nous sommes attachés.

Pour autant, camper sur nos positions serait déraisonnable à tous égards tant il est vrai que ne pas avancer revient à reculer ne serait-ce qu’en raison des avancées des autres.

Freiner la spéculation tout en évitant de figer l’ensemble du foncier de manière à permettre une croissance modérée, tel est le sens dans lequel réfléchit la Commission du PLU avant de soumettre aux administrés et ensuite au Conseil municipal le fruit de son travail.

Chacun ne manquera pas, et cela n’a rien d’anormal, à l’examen de ce projet, de considérer d’abord son cas particulier en quantifiant les plus et les moins, mais au-delà de cette première approche, nous devons avoir une réflexion au regard de l’intérêt général qui n’est en réalité que la somme des intérêts particuliers.

Il appartiendra à chacun de peser réciproquement le pour de l’intérêt particulier et le contre de l’intérêt général.

Cet effort de réflexion s’imposera et permettra alors, après concertation, d’arrêter le projet qui sera soumis au vote du Conseil municipal prévu pour fin 2016.

La Rentrée

Les grandes vacancessont termmees…  A chacun sa rentrée, les petits à l’école, les ados au lycée, les juniors dans les facs et les séniors au boulot.

Le Conseil municipal n’échappe pas à la règle et a fait aussi sa rentrée le 19 septembre dernier avec du pain sur la planche notamment en ce qui concerne la mise au point du PLU qui va gérer l’avenir de notre sol communal durant au moins la prochaine décennie.

Non seulement une projection, à 10 ans et peut être plus, est possible et nécessaire mais elle est aussi indispensable en raison des importantes superficies d’un grand nombre de parcelles de notre territoire.

En tout état de cause, nous sommes impérativement tenus de répondre au voeu du législateur qui, tout à la fois, impose une certaine souplesse au regard des autorisations de construire, tout en prohibant toute explosion démographique, et, par ailleurs, exige une préservation sévère de l’environnement.

La meilleure arme pour lutter contre un urbanisme sauvage débordant et pour préserver notre environnement réside, d’une manière générale, dans la conservation de nos zones agricoles et de nos bois, mais aussi à l’échelon individuel, dans la neutralisation d’une partie des parcelles dont chacun d’entre nous est propriétaire et ce, afin d’éviter les spéculations immobilières, la multiplicité des constructions et le mitage.

Cette neutralisation permettra au demeurant et très directement une valorisation importante des constructions existantes car elle abondera les critères de calme et de bien-être qui fondent la réputation attractive de La Hauteville.

En l’état actuel du POS et compte tenu des nouvelles dispositions législatives et réglementaires, sans la mise en oeuvre de cette neutralisation, le nombre des constructions pourrait être multiplié par quatre ou cinq faisant ainsi passer le nombre de nos habitations de 130 à 400 ou 500 ; notre population avoisinerait alors 800 personnes, situation bondissante et ingérable à tous égards.

Il faut être conscient de cette perspective pour adhérer à l’effort auquel nous devons consentir et dont les effets seront pondérés par l’octroi contrôlé mais facilité des autorisations d’extension des existants et des constructions annexes.

Nous aurons bien entendu l’occasion de débattre tous ensemble au cours d’une nouvelle réunion publique de la réflexion de la Commission du PLU qui, ensuite, présentera son projet au Conseil municipal appelé alors à délibérer, le tout sous la surveillance et le contrôle permanent des services de l’Etat.

Le but est de sortir intelligemment de cette cadrature du cercle.

Le Maire

Notre école

NOTRE ECOLE

L’année scolaire terminée, l’heure de la grande récréation a sonné pour une durée de deux mois.

Le travail effectué par toutes les personnes attachées, depuis plusieurs années, à notre école doit être salué tant il est vrai que leur dévouement permet à tous nos enfants de grandir harmonieusement et collectivement.

Une mention particulière doit être réservée à nos enseignants dont la compétence ne saurait être discutée et qui ont su, jour après jour, faire progresser leurs élèves dans la connaissance.

Apprendre aux petits à lire, à écrire, à compter, aux moins grands à leur assurer une progression constante dans ces domaines essentiels, préparer les plus grands pour le futur afin de rendre ce demier le moins incertain possible est une noble tâche qui nécessite une attention soutenue et sans réserve de tous les jours.

Intellectuellement gratifiante, mais oh combien difficile à tous égards, cette profession de professeur des écoles telle qu’elle est exercée à La Hauteville mérite d’être reconnue et leurs acteurs d’être chaleureusement remerciés.

Souhaitons pour l’année prochaine, déjà en préparation, un aussi beau parcours que celui que nous connaissons depuis plusieurs années et auquel nous nous sommes confortablement habitués en oubliant parfois de partager les soucis de ceux qui le tracent, qui le balisent et sur lequel nos enfants apprennent, jouent et s’épanouissent avant de s’envoler, bien armés, vers le collège.

Nos professeurs des écoles ont mis en œuvre le précepte d’Albert Camus selon lequel « la vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent ».

Le Maire

L’élan communal

Les initiatives prises par les dirigeants de la Bibliothèque le premier dimanche matin (11 heures) de chaque mois sont l’un des moteurs efficaces pour conserver et développer dans notre commune cet élan agréable et réciproque de convivialité et de courtoisie qui régit nos rapports.

Ces réunions permettent aux uns de croiser les autres, d’échanger avec lui dans les locaux de notre bibliothèque, de prendre ensemble un café ou un jus de fruit, de partager une tranche de gâteau… et de se connaître.

A ces initiatives appuyées sans réserve par la municipalité, s’ajoutent en début d’année, les voeux du Maire, puis le dîner villageois en mai ou juin, et notre feu d’artifice du 14 juillet.

Certes, chacun souhaite privilégier les moments de répit dans une solitude partagée avec les siens, mais, de temps à autre, mettre le nez dehors permet de bénéficier d’une bouffée d’air frais.

Ainsi ces petites manifestations, qui n’empiètent pas ou peu sur le domaine familial réservé, sont de nature à cimenter l’intérêt que chacun d’entre nous porte à notre village et à rendre cet intérêt collectif.

Le maintien de l’excellence de nos relations passe par l’agréable participation de chacun à ces petites manifestations qui concourent à maintenir dans notre village un consensus et un climat chaleureux.

Mot du Maire

Les derniers événements douloureux que la France vient de connaître ayant suscité un élan sans précédent, conduisant à un moment d’unité nationale, le problème est pour certains utopistes de savoir comment faire pour que ce moment perdure.

Poser la question revient à y répondre et il aurait fallu être bien naïf pour douter un seul instant que la chicane politique, justifiée ou non, allait reprendre rapidement le dessus.

Si, l’unité nationale qui implique un accord total sur toutes les données économiques et politiques est possible dans des intervalles d’exception et on vient de le vérifier à l’occasion des récents événements tragiques, elle reste, sur un plan général, un idéal auquel aucun pays au monde n’a jamais accédé, et c’est peut-être heureux, car tout débat à condition qu’il soit noble est enrichissant.

La noblesse du débat est le fruit d’une écoute soutenue et d’un respect total réciproques exercés dans le cadre d’une courtoisie et d’une convivialité permanentes.

Ces valeurs balisent le chemin sans fin qui est censé conduire non pas à l’unité nationale mais à une réflexion commune et apaisée même sur des sujets brûlants.

A notre modeste échelle, nous avons toujours privilégié la courtoisie, la convivialité, la simplicité et cette habitude que nous avons prise d’essayer de ne pas nous départir de ces valeurs élémentaires et à la portée de tous, est l’une des raisons majeures qui fait que notre village est ce qu’il est, et ce qu’il doit rester.

Mot du Maire

Nous devons veiller, comme à la prunelle de nos yeux, à la préservation de notre environnement

Cette question sera l’une des préoccupations majeures du Conseil municipal notamment à l’occasion de l’important travail relatif à la transformation du P.O.S. en P.L.U.

La superficie de notre commune est de 486 hectares qui se répartissent en 453 hectares d’espaces naturels et 30 hectares de bois.

Autrement dit, 33 hectares sur 486 sont mobilisés par «l’urbanisation».

Ces données sont de nature à nous faire prendre conscience de la situation hautement privilégiée qui est la nôtre alors que La Hauteville est à 65 kilomètres de la capitale.

Cette préservation de notre territoire est essentiellement le fruit du fait que nous avons freiné la possibilité de construire ce qui a pour conséquence un certain isolement qui se traduit notamment par l’absence de toute implantation commerciale et de toute activité artisanale.

C’est un choix de vie qui a été fait car il correspondait et répond toujours aux aspirations des habitants qui privilégient cette marginalisation malgré les contraintes qu’elle génère.

Nous devons être attentifs à ne pas nous laisser submerger par la vague législative qui déferle et qui pourrait à moyen ou long terme porter atteinte à ce que nous sommes jusqu’ici parvenu à sauvegarder.

Pour le court terme, nous ne devrions pas avoir de surprise majeure car de nombreuses communes qui souhaitent être servies prioritairement ont la volonté justifiée de construire, de se doter de zones industrielles et artisanales, en un mot de pousser les feux pour «booster» des activités qui leur sont nécessaires et indispensables à tous égards, en raison de révolution de leur population.

Notre souci majeur doit être de préserver notre paradis vert.

Le Maire